Interview chanvrier Cévennes – Eric Gobinot
Interview chanvrier Cévennes : aujourd’hui, je vous emmène à la rencontre d’Eric Gobinot, à la tête de la Ferme Chanvrière des Cévennes.
Nichée au cœur des Cévennes gardoises, cette exploitation à taille humaine respire le naturel et l’authenticité. Ici, pas de production industrielle ni de compromis : Eric a fait le choix d’un chanvre cultivé dans le respect du vivant, en lien direct avec son environnement.
Fondée en 2023, la ferme s’inscrit dans une démarche claire : proposer un CBD de qualité, tout en respectant la terre qui le fait naître. Une vision simple sur le papier, mais exigeante dans la réalité.
Sur place, la culture se fait en organique sur sol vivant, sans pesticides ni intrants chimiques. Chaque plante est accompagnée du début à la fin, de la germination jusqu’à la récolte, avec une attention particulière portée à son développement naturel.
👉 Ici, c’est la nature qui donne le rythme.
Eric sélectionne ses variétés en fonction du terroir cévenol, avec une contrainte bien réelle : un climat parfois rude, des épisodes pluvieux intenses, et une nécessité d’adaptation permanente. Le choix des génétiques devient alors stratégique, pour garantir à la fois résistance, expression aromatique et qualité finale.
Côté production, la transparence est de mise. Des analyses en laboratoire indépendant viennent confirmer la conformité et la qualité des produits, toujours dans le respect de la réglementation en vigueur, avec moins de 0,3 % de THC.
Mais au-delà de la technique, il y a une vraie philosophie : celle de produire local, de soutenir une économie de proximité, et de proposer une alternative naturelle, loin des standards formatés.
💬 Ici, le chanvre n’est pas juste une culture. C’est un engagement.
🌿 Présentation du chanvrier
Nom : Eric Gobinot
Exploitation : Ferme Chanvrière des Cévennes
Localisation : Cévennes gardoises
Année de création : 2023
Type de culture : Organique sur sol vivant
Philosophie : Produire un chanvre de qualité, dans le respect du vivant, du terroir et des cycles naturels.
Particularité : Une approche à taille humaine, tournée vers la culture outdoor, l’adaptation au climat cévenol et la recherche d’un chanvre sincère.
Maintenant que le décor est posé, il est temps d’aller un peu plus loin et de laisser la parole à Eric Gobinot.
Parcours, choix des génétiques, vision de la culture outdoor, rapport au terroir et contraintes du terrain : dans cette interview, le chanvrier des Cévennes revient avec simplicité sur ce qui fait l’identité de son exploitation.
👉 Place aux questions-réponses.
Parcours et pratiques de culture
Question 1
Question 2
Question 3
Suite de l’interview avec Eric Gobinot
Question 4
Je travaille uniquement avec des apports organiques : fumier, lombricompost, guano, algues, mélasse…
– Un bon paillage
– Thé de compost et arrosage à l’eau
Question 5
Encore une fois, c’est un ensemble. Toutes les étapes doivent être réalisées avec attention. Une étape loupée, et ça se ressentira sur le résultat final.
Si je devais désigner l’étape primordiale, je dirais le séchage.
Question 6
Manucure 100 % manuelle.
J’ai testé, mais les machines ne me satisfont pas sur la qualité finale : couleur qui peut changer, trichomes qui finissent dans la machine…
C’est pratique, mais pas qualitatif.
ACDC et Blue Meringue cultivées en outdoor au cœur des Cévennes, deux variétés qui s’adaptent aux contraintes du terroir et expriment pleinement leur potentiel naturel.
Une vision du chanvre entre terrain, contraintes et convictions
Question 7
Question 8
Question 9
– La concurrence étrangère fait baisser les prix, mais certains producteurs français commencent aussi à faire pareil. Dommage, car je pense qu’on ne doit pas s’aligner sur ces industriels.
– Une législation à 0,6 % de THC permettrait d’augmenter la qualité.
Récompensée par une médaille de bronze à Nantes en 2025 à la Platinum CBD à Nantes.
Réglementation, distribution et exigences qualité
Question 10
Comment percevez-vous l’évolution de la réglementation française concernant le chanvre ?
Selon vous, quels changements seraient nécessaires pour sécuriser et dynamiser la filière ?
– Sortir du catalogue européen des semences (à voir)
– < 1 % de THC
– Pouvoir faire des boutures
Question 11
Travaillez-vous en direct avec des boutiques/plateformes ou passez-vous plutôt par des grossistes ?
Qu’est-ce qui influence votre choix de modèle commercial ?
Pas de grossistes. Vente directe 2 jours par semaine sur les marchés.
Sinon, boutiques spécialisées, épiceries, tabacs.
J’ai un petit site, mais ça ne sert plus de vitrine que pour faire des ventes.
Question 12
Quels sont les critères que vous considérez non négociables pour qualifier une fleur comme “haut de gamme”
(visuel, densité, trichomes, odeur, terpènes, cure, taux d’humidité, culture, éthique) ?
– Visuel
– Trichomes
– Odeur
– Densité
Culture organique de préférence, pas de minéral.
Trop ventilé ou trop chaud on perdra en qualité générale et la présence de lumière va oxyder les fleurs et elles changeront de couleurs.
Séchage, sélection et vision du métier
Question 13
Avez-vous une approche particulière pour le séchage et le curing (durée, environnement, techniques)
et en quoi cela impacte-t-il les arômes et la qualité finale ?
J’ai un séchoir avec ventilateur / extracteur, avec en complément un déshumidificateur si besoin.
Pas de durée précise, cela dépend des fleurs, de leur densité, etc.
Séchage dans le noir absolu.
Question 14
Quel rôle accordez-vous aux terpènes dans vos sélections et vos cultures ?
Travaillez-vous certaines variétés pour cibler des profils aromatiques précis ?
Non du tout, j’y vais au feeling.
Et si la plante se plaît chez moi et qu’elle donne le meilleur d’elle-même, elle aura une chance de revenir.
Question 15
Quels projets ou évolutions souhaitez-vous développer dans les prochaines années
(nouvelles génétiques, nouvelles techniques, collaborations, transformation, extraction, diversification…) ?
– Nouvelles génétiques : oui, toujours des tests.
– Techniques : je teste différentes choses pour voir l’évolution.
Je pratique des tailles différentes aussi pour voir où la plante s’exprime le mieux.
– Collaboration : pourquoi pas
Question 16
Qu’aimeriez-vous que les consommateurs comprennent mieux concernant votre métier
et le travail derrière une fleur de qualité ?
– Il ne faut pas s’arrêter devant un nom ou un packaging attrayant, c’est souvent le piège.
– On est des agriculteurs, et ça pourrait être cool que les consommateurs fassent comme pour d’autres produits : acheter français.
👉 À retrouver en boutique
👉 Pour en découvrir plus : Accéder au site officiel
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📍 Localisation : Valleraugue, France (30570)
📞 Téléphone : 06 09 78 51 91
Une vision du chanvre ancrée dans le réel
À travers cette rencontre, on comprend rapidement qu’ici, rien n’est laissé au hasard, mais rien n’est non plus forcé.
On est sur une culture qui s’adapte à son environnement, qui compose avec le climat, le sol, et surtout avec le vivant.
Pas de promesses irréalistes, pas de discours marketing calibré. Juste un chanvrier qui travaille avec ce que la nature lui donne,
en cherchant à en tirer le meilleur, saison après saison.
Et c’est peut-être ça, au final, qui fait la différence : une approche simple, honnête, où la plante reste au centre,
et où chaque récolte raconte une histoire différente.
👉 Si vous cherchez du chanvre cultivé avec du sens, du terrain et une vraie identité cévenole,
prenez le temps d’aller découvrir son travail.
Mon Ika – Le tarin breton 🌿







